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Le feu, un ennemi inconnu

Flash over : la méconaissance du danger


Le feu, un ennemi inconnu
«Sauver ou périr » hommage aux 5 pompiers de paris mort au feux le 14 septembre 2002, dit la devise des militaires de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP), « soldats du feu » par excellence. Samedi soir, à Neuilly (Hauts-de-Seine), cinq d'entre eux ont trouvé la mort, dans une mission a priori « de routine » pour cette unité d'élite rompue aux interventions les plus délicates dans la capitale et son agglomération.

Les pompiers avaient été appelés pour un « feu de chambre », à 18h 11, au sixième étage d'un immeuble (qui en compte sept).

« C'était un petit feu comme on en fait 20.000 par an », a déclaré plus tard un sapeur de la caserne Champerret, la caserne où étaient affectés les cinq victimes âgées de 22 à 27 ans.

Ils ont été tués par l'explosion brutale d'une poche de gaz accumulés dans la pièce où ils intervenaient.

EFFET DE SOUFFLE
Les premières constatations du laboratoire central de la préfecture de police de Paris (PP) ont permis d'étayer la thèse accidentelle: un « phénomène de combustion lente, pouvant venir de la literie de la chambre vide de l'occupant, (...) a eu pour effet d'accumuler dans la pièce en très grande quantité des gaz imbrûlés portés à très haute température ».

A l'ouverture de la porte par les sapeurs-pompiers s'est produit un « phénomène d'embrasement soudain de la poche de gaz avec un effet d'explosion ».

« C'est un phénomène bien connu chez nous. On l'appelle flash-over. C'est l'appel d'air qui déclenche l'explosion, en modifiant le mélange gaz/air. C'est très difficile à voir: on intervient sous appareil respiratoire isolant, on ne peut pas voir ni sentir le gaz », explique un spécialiste de la BSPP.

« En principe, soit on intervient avant, quand la chaleur ne s'est pas accumulée, soit après, quand cela s'est déjà embrasé. A Neuilly, ils sont rentrés au mauvais moment », a-t-il ajouté. Et de conclure: « De toute façon, on rentre pour éteindre et seule une porte très chaude peut nous inciter à nous méfier de l'extérieur, mais ce n'est pas évident ».

Le lourd bilan humain s'explique selon les spécialistes « par le double effet de brûlure et surtout de blast (souffle) qui provoque des lésions internes irréversibles ».

Le laboratoire central de la PP remarque qu'à Neuilly, la configuration des lieux - couloir étroit de 60 centimètres-, a provoqué une amplification des effets de ce double phénomène.

Après l'explosion, les cinq pompiers, en arrêt cardio-ventilatoire, ont été transportés vers 21 heures à l'hôpital militaire Percy de Clamart (Hauts-de-Seine), spécialisé dans les grands brûlés, où leur décès a été constaté.

La police relève enfin que les investigations menées n'ont détecté ni trace de gaz, ni poudre, ni traces de liquide inflammable, ni bonbonne ou aérosol.

source : www.ladepeche.fr

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